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Article repris du site du PS
Grève à Bridgestone Frameries : le PS s’indigne des pratiques indignes de la direction à l’égard des travailleurs du secteur magasin-pneus licenciés sans ménagement hier

Ce jeudi 11 juin, la direction de l’entreprise Bridgeston, qui emploie 180 personnes à Frameries et dont la situation économique est particulièrement florissante malgré cette période de crise, a signifié leur licenciement à 9 travailleurs du secteur magasin-pneus pour cause de délocalisation à Zeebruges.
 
Le PS s’interroge tout d’abord sur les motivations de cette délocalisation, sachant que la plupart des travailleurs dispose de plus de 20 ans d’ancienneté et que leurs compétences n’ont jamais été remises en cause à ce jour.
 
Suite à un contact pris ce matin entre le Président du PS Elio Di Rupo et le secrétaire régional de la FGTB, Alain De Nooze, précisant le contexte dans lequel les travailleurs ont été licenciés, le PS s’indigne de la volonté délibérée de la direction de procéder à ces licenciements, sans rechercher le moindre dialogue social constructif avec les organisations syndicales.
 
Alors que de nombreuses possibilités de reclassement existent au sein du secteur production du site de Frameries, telles que le chômage partiel, le non renouvellement de CDD ou encore le recours à la prépension à 56 ans, ainsi que des formules de crédit-temps, aucune de ces pistes n’a pu être prise en considération à ce jour par la direction. Celle-ci a donc préféré procéder au licenciement sec des 9 ouvriers du magasin.
 
Au-delà des conditions de licenciement de l’ensemble des travailleurs du secteur, le PS s’insurge contre la manœuvre de la direction, qui profite également de ces circonstances pour évincer le délégué principal de la FGTB, par ailleurs secrétaire du conseil d’entreprise, présent sur le site depuis 1980.
 
Par ailleurs, le PS soutient le mouvement des travailleurs partis en grève afin de marquer leur solidarité à l’égard de leurs collègues licenciés sans ménagement, et demande à la direction de l’usine de faire preuve de considération à l’égard de la situation personnelle des travailleurs concernés et d’ainsi respecter la clause de sécurité d’emploi reprise dans la convention collective de travail, qui est toujours valide.
 
Le PS souligne le caractère indécent d’une telle méthode, quand on sait que le résultat financier de l’usine de Frameries affiche un profit net de quelque 5,1 millions € sur l’exercice 2008, en progression de 2,6% par rapport à l’exercice précédent. Il y voit le symbole d’un système libéral qui place la recherche effrénée du profit au-dessus du sort des travailleurs, qui assurent la production au quotidien.
 
Le Président Elio Di Rupo compte interpeller sans délai les responsables de la multinationale BRIDESTONE, afin de leur demander de revoir la position de la direction de l’usine de Frameries.