Ceinture ou gordel

Mark Eyskens, ministre d’état, a affirmé, ce jeudi 20 septembre, que les francophones ne s’intègrent pas dans la périphérie Bruxelloise !

Voilà ce qu’on pouvait lire dans les colonnes du journal Le Soir http://www.lesoir.be/actualite/belgique/eyskens-parle-d-apartheid-2007-09-20-550635.shtml

« Ce que reprochent pas mal de flamands aux francophones c’est un manque d’intégration, de vouloir constituer une communauté tout à fait à part, un peu faire de l’apartheid »

  Si Monsieur Eyskens a voulu faire de l’humour  … on peut en rire trois secondes..

Si cette déclaration est le résultat d’une mûre réflexion, je la considère lamentable et bien dans l’esprit de nos amis politiciens flamands qui radicalisent, presque toujours  de manière mielleuse, leurs propos dès lors qu’ils se sentent menacés.

 En effet dans le cas de quelques communes à majorité francophones mais qui sont , par héritage d’erreurs commises par d’autres francophones dans le passé, situées en Flandre, il est en effet particulièrement inacceptable, pour ne pas dire risible, d’affirmer que ce sont les francophones qui pratiquent « l’apartheid » en ne s’intègrant pas aux néerlandophones. Prenez le cas de Rhode-Saint-Genèse où Monsieur Mark Eyskens reproche donc  à 65% de francophones de ne pas s’intégrer aux 35% de néerlandophones. Dois-je rappeler que Krainem compte 80% de francophones qui, faisant l’apartheid … ne s’intègrent donc pas aux 20% de néerlandophones!

Allons soyons sérieux Monsieur Eyskens!

Votre position est de celles qui ne tiennent pas compte de la réalité linguistique et qui n’incitent guère à la bonne entente.

Il est vraiment triste de constater que nos amis flamands rejettent systématiquement la responsabilité de la crise actuelle sur les francophones. C’est devenu une habitude. A l’heure où les francophones démontrent leur bonne volonté en incitant Wallons et Bruxellois à améliorer leur connaissance du néerlandais, c’e sont des problèmes d’ordre économique qui refont surface (les fameux transferts Nord – Sud). A ce rythme nous ne nous en sortirons pas.

J’en suis toujours à vraiment me demander pourquoi les francophones de l’orange bleue  ne demandent-ils pas un recensement linguistique en préalable à toute discussion relative à la scission de Bruxelles – Halle - Vilvoorde. Pourquoi cette loi Belge qui prévoyait un comptage de ce type tous les dix ans est-elle aussi scandaleusement violée depuis 1948 par nos copatriotes du nord du pays?

(*) Extrait de Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gordel«Déployée sur le territoire de la Région flamande à proximité de la frontière avec la région de Bruxelles-Capitale, la manifestation se veut, sur le plan politique, la réaffirmation du caractère flamand de la périphérie de Bruxelles (voire de Bruxelles même), et elle est l’occasion de nombreuses déclarations politiques. Des incidents nationalistes surviennent parfois. »