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CET ARTILE N’ENGAGE QUE SON AUTEUR.

Voilà trois mois nous votions ….. crions notre ras-le-bol à la discrimination dont font preuve de plus en plus ouvertement certains séparatistes Flamands, dont ceux de la NVA à Halle, pour mieux rester unis.

Jules Vernes est, depuis longtemps, revenu au bercail. Et comme disait le président du PS, Elio Di Rupo, vouloir mettre les socialistes dehors n’a pas suffit. 

La coalition du « bleuet orangé » (pour changer un peu de l’orange bleue) n’en fini pas de se noyer dans les interminables tentatives d’aboutir à un compromis communautaire. Il faut bien avouer que les exigences de nos amis Flamands  constituent la pierre d’achoppement. Mais pourquoi les Francophones devraient-ils, une fois de plus, courber l’échine?

Le Royaume de Belgique, troisième puissance mondiale au début du XX e siècle, s’est enlisé dans des débats communautaires qui n’en finissent plus de détériorer l’image du pays à l’étranger. Nous sommes la risée de nos partenaires Européens.

Depuis le début de son existence  le pays a cependant fait fi, grâce à des hommes de bonne volonté tant au Nord qu’au Sud du pays, de toutes les difficultés, y compris les plus insidieuses et les plus ridicules,  rencontrées jusqu’ici. Mais qu’en sera-t-il dans les prochains jours, semaines ou mois ?

Il ne faut pas se voiler la face, le conflit communautaire n’est pas ou ‘pas que’ linguistique. Ce n’est qu’un vil prétexte. Le problème relève surtout de l’égoïsme d’une très petite fraction de la population aujourd’hui principalement située au Nord du pays, emmenée et relayée par des politiciens extrémistes qui ne cherchent que leur intérêt personnel. Une fraction de population qui souvent gagne beaucoup d’argent qu’elle ne désire surtout plus réinvestir dans un souci de solidarité nationale, solidarité que la Wallonie a pourtant pratiquée pendant des dizaines d’années.

La raison fondamentale qui est, malheureusement, à la base de la volonté de scission, ou de crevasser notre pays, est d’ordre financier. Notre situation est comparable à celle de l’Italie où le nord ne veut plus être solidaire du Sud pour des motifs économiques, ou encore comparable à ce qui a mené à la scission de la Tchécoslovaquie.

Souvenez-vous des éditoriaux de certains journaux Flamands à grande audience qui soutenaient que tous les quatre ans une famille Flamande finance une voiture pour une famille Wallonne. Comment voulez-vous que le commun des mortels Flamands réagisse à ce genre d’affirmation honteuse. Simplement comme vous et moi à chaud.

Sans cesse certains éditorialistes Flamands invoquent des transferts d’argent NordàSud, attisant ou catalysant la confrontation. Ceci est d’autant plus malheureux que beaucoup de Flamands, Wallons et Bruxellois témoignent d’une excellente entente avec leur voisin communautaire. J’ai toujours à l’esprit l’image de ce pensionné Flamand en vacances en Wallonie, pleurant de devoir quitter son compagnon de pêche Wallon … et inversement. Quoi de plus beau que la fraternité.

La presse Flamande a malheureusement catalysé une réaction dont elle ne connaît pas encore quels en seront les ‘produits’ finaux. Peut-être s’en mordra-t-elle les doigts un jour car, poussez un système en dehors de l’équilibre, toujours il réagira pour y retourner. Un des ‘produits’ de réaction déjà observable est la grande difficulté actuelle que rencontrent les élus pour former un gouvernement.

Depuis jeudi soir l’auteur de ce filet, que je suis, est en colère, lui, qui depuis toujours et sans discrimination aucune, avait pour habitude d’aller boire une Kriek à Beersel ou de boire la Kriek brassée à Beersel  dans un bistrot bien wallon, ou encore de faire ses achats, à Sint-Pieters-Leeuw ou encore à … Halle.

L’annonce au journal télévisé qu’un mandataire NVA de Halle entend imposer un unilinguisme absolu, en obligeant le retrait de toute annonce, pancarte, panneau publicitaire en langue Française sur le territoire de la ville de Halle me scandalise.  Ah, ce fameux droit du sol .. chaque jour invoqué par les extrémistes … 

L’objectif est clairement de provoquer. Et il faut bien dire que les commerçants de Halle avouent ne pas comprendre cette imposition stupide.

Alors, même si ce n’était que de la pure provocation, plutôt que de vous écrire « ne tombons pas dans le piège », l’arrogance actuelle de certains politiciens Flamands ayant atteint ma limite personnelle de tolérance pacifiste, je vous incite à réagir.

Me devant d’être intellectuellement honnête, je vous concéderai qu’un de mes amis m’a fait remarquer qu’à Tubize il n’y a pas d’enseignes ou panneaux de magasins rédigés en Néerlandais. Je ne peux que le reconnaître (bien qu’on y parle Néerlandais dans certains magasins, de même qu’à Braine-le-Comte), mais outre le fait que, pour ma part je ne verrais aucun inconvénient à ce qu’il y ait des enseignes bilingues même jusque Braine-le-Comte voire Soignies, que du contraire, je m’interroge sur la raison de cet état de fait. Sans prétention, je tente d’en donner un élément de réponse personnel dans la phrase suivante : combien de Néerlandophones viennent-ils faire leurs courses à Tubize par rapport au grand nombre de Francophones de Tubize, Rebecq, Hennuyères et Braine-le-Comte, Braine-l’Alleud, Rhodes-Sint-Genesius, faisant leurs achats à Halle, Lembeek, Sint-Pieters-Leeuw, Beersel, Dworp … . Combien de maisons Francophones ne sont-elles pas équipées avec ces merveilleuses portes en chêne fabriquées à Arendonk et vendues à Halle ?

Si les flamands, se laissant emmener dans l’aventure ‘linguistique’ par leur politiciens, ne veulent plus être solidaires des francophones dans des secteurs sociaux sous prétexte que les Wallons coûtent aux Flamands, penons-en acte, tirons-en les conclusions et agissons dans le but noble de rétablir l’équilibre.

La seule arme pour répondre aux critiques économiques (le Wallon est paresseux, le Wallon part vite en grève, le Wallon coûte cher à la sécurité sociale…)  est d’agir sur l’économique.

Alors, ouvrez donc votre congélateur et dites-moi quel pourcentage de produits nous vient de Flandre, surtout les produits lactés. Consultez les notices de vos PC, tondeuses à gazon, télévisions, matériels multimédia ou photographiques, et dites-moi dans quelle région du pays se trouvent les importateurs ?

Vos confiseries, votre fil de clôture, vos vannes de radiateur, une grande partie des bières que vous consommez chaque jour, d’où viennent-ils ? Combien d’argent dépensez-vous à la mer chaque année ?

A combien se monte donc ainsi le transfert SudàNord ?

Alors, interdire les bulletins publicitaires en langue Française à Halle, c’est une chose, mais venir nous mettre des publicités commerciales de commerçants Hallois rédigées en Néerlandais (comme je constate ce samedi matin) dans nos boîtes aux lettres en Wallonie est maintenant devenue chose inacceptable.

Les francophones ne sont pas demandeurs « d’apartheid », mais il ne faut pas qu’ils se laissent maltraiter.

Ne nous laissons plus dénigrer. Plus d’achats chez ceux qui nous rejettent comme des malpropres. Si la Flandre insiste pour égoïstement tirer seule les bénéfices, profitant de sa position dominante au niveau des principaux leviers de commande de l’état, réagissons en sélectionnant les produits que nous achetons et démontrons à nos amis Flamands qu’ils ont besoin de nous également.

Peut-être comprendront-ils enfin qu’une partie de leur richesse vient aussi de Wallonie et de Bruxelles.

Osons le dire, et il en est temps avant que le pays n’éclate, seule une fermeté des francophones permettra de maintenir l’intégrité de la Belgique. Et de répéter que si la défense des Francophones s’organise peu à eu c’est suite aux incessantes discriminations dont ils font l’objet comme peut-être, nos aïeux Flamands avaient subi de la part de nos aïeux Francophone. Mais parler maintenant de ce lointain passé n’a pas de sens (voyez la grande erreur que commettent certains politiciens Polonais vis-à-vis des Allemands).


Je ne suis en rien séparatiste ‘maar trop is te veel’ et c’est la raison de ma mauvaise humeur du jour. Demain ira mieux j’espère.

Dans Wallon on retrouve (en double) le V de Vlaams et dans Flamand on retrouve le F de Francophone. 

Alors, qu’attendons-nous pour mieux nous entendre Germanophones, Flamands et Francophones dans la plus grande fraternité et solidarité ?Ayons les pieds sur terre. Nous sommes à l’heure de l’Europe. Quel sens cela aurait-il de morceler notre territoire ?