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Préalable à la lecture de ce billet: les lignes qui suivent n’engagent que son auteur et en aucune manière Dimitri Legasse.
Après ces élections législatives beaucoup de militants sont déçus. La situation à « Charleroi », sans préjuger aucunement des responsabilités locales et des décisions judiciaires qui suivront éventuellement, coûte probablement la place de premier parti de Bruxelles - Wallonie au PS.
Mais là n’est pas l’important. Le plus grave est que très certainement le PS sera absent du gouvernement fédéral. Une large partie de la population sera ainsi privée des garanties sociales qu’il a toujours défendu face aux libéraux qui ne connaissent que trois mots ; productivité, compétitivité et surtout rentabilité toujours en faveur des gros actionnaires même si par leurs discours ils assurent la population du contraire.
Il me semble qu’il est maintenant nécessaire de calmer et tempérer nos passions et de penser à rebâtir ensemble l’avenir du PS et de lui apporter notre plus grand soutien pour la préparation des élections régionales de 2009.
Souvenez-vous des affaires passées, celles qui ont impliqué des mandataires d’autres partis démocratiques que ce soit en Flandre ou en Wallonie. La démocratie est telle que des actions individuelles discutables et même répréhensibles ne sont pas toujours évitables. L’humain reste l’humain, heureusement. Mais je suis d’accord pour dire que cela ne constitue pas une bonne excuse pour ne pas réagir.
Réagir, oui mais comment ?
Comme la plupart d’entre-nous, je me suis interrogé durant les derniers mois et surtout semaines sur le « Comment faire » pour que le PS retrouve une bonne image, surtout à Charleroi, sans prendre de décisions arbitraires et en maintenant l’unité du parti.
Pas facile, n’est-ce pas ! Ce n’est pas aussi simple que de résoudre une intégrale définie ou même calculer la trajectoire d’une planète. La politique n’est pas une science exacte et bien malin est celui qui peut prévoir de quoi sera fait demain. Les électeurs représentent la variable majeure du système et qui peut savoir comment ils réagiront ? Les divers commentaires dans les blogs politiques constituent déjà une belle démonstration de l’existence d’un large éventail d’opinions et de réactions.
Elio Di Rupo, en tant que président, aidé par le bureau, a pourtant du décider quelle attitude devait adopter le parti face aux affaires dans le contexte des périodes électorales d’octobre 2006 et de juin 2007. J’imagine très mal que les décisions adoptées, c’est-à-dire, ne pas diviser le parti avant les élections du 10 juin, aient été prises par le président seul. Si le PS avait gagné les élections, il est certain que personne n’aurait pointé du doigt Elio Di Rupo comme étant responsable de la délicate situation à laquelle le parti est aujourd’hui confronté
Tout comme lui, et tous les militants, je pense que le moment est venu de rétablir la dignité du parti. C’est aux instances à décider du « comment » en fonction du signal fort que les électeurs ont exprimé ce 10 juin. L’efficacité de leurs actions, ils le savent bien, sera à nouveau jugée par les électeurs aux régionales de 2009.
Militants, le moment n’est pas venu de se diviser. Il faut au contraire que nous restions tous unis et mobilisés. André Flahaut l’a bien compris et je vous invite à lire le billet qu’il a publié sur son blog à l’adresse : http://www.blogflahaut.com/article-10865277.html .
JMD

