elio1_pt.jpeg   Si le PS reste aux alentours de 30% en Communauté française et est au-dessus de son score de 1999, force est de constater que les affaires de Charleroi ont eu un impact globalement négatif pour le PS en Wallonie et à Bruxelles. Le scrutin du 10 juin a marqué un reflux net pour le PS.

Aujourd’hui, au PS, il convient avant tout de préparer l’avenir. C’est ce qu’a commencé à faire le Bureau du PS dès lundi en prenant des décisions importantes quant à la mise sous tutelle de la fédération et de l’USC de Charleroi.

En ce qui concerne l’avenir du PS, Elio Di Rupo souhaite anticiper l’élection à la Présidence du Parti. Il remet son mandat de Président entre les mains des militants du PS.

L’élection du Président devait normalement se faire en octobre. Pour permettre au parti de redémarrer ses travaux très vite et sur des bases claires, Elio Di Rupo proposera lundi au Bureau du PS d’anticiper cette élection. Si le Bureau l’accepte, l’élection du Président du PS pourrait se faire en juillet. Elio Di Rupo annonce d’ores et déjà qu’il sera candidat à sa réélection.

Pour rappel, au PS, l’élection du Président de Parti se fait au suffrage universel des membres du parti.

Il va sans dire qu’au lendemain des élections, si les militants le choisissent à nouveau comme Président, Elio Di Rupo se consacrera à la conduite du Parti et à sa redynamisation et renoncera à la présidence du Gouvernement wallon. Ce vote des militants aurait alors pour conséquence que la Présidence du Gouvernement wallon serait exercée par un autre socialiste.

Elio Di Rupo remet donc son sort entre les mains des militants du PS.